PRESENTATION

 PRESENTATION

Nσυνєαυтé

le 26 / 09 / 09
Partie I de Connexion

le 26 / 10 / 09
Partie II de Connexion

le 27 / 10 / 09
ChApiTrE 1 de Because You'Re A Boy

A venir

ChApiTrE 2 de Because You'Re A Boy

ChApiTrE 3 de Exchange Between Us


________________________________________________________________________________


Mes autres blogs :

Ma première fic
Ma deuxième fic
Ma troisième fic en co'



________________________________________________________________________________


Gαтєαυ αυ ¢нσ¢σℓαт συ Tαятє αυ ¢ιтяσи ?

CASTING:

○Nishikido Ryo
○Yamashita Tomohisa
○Tegoshi Yuya


« Si tout cela n'était qu'un cauchemar, notre rêve éveillé serait encore entier dans mon imagination désemparée...
Si jtais persuadé qu'il n'y avait que toi, je ne douterai pas...
Si notre amour était si fort, je n'aurais jamais fais ça...
Si tu étais le seul...alors pourquoi rêvais-je de lui ? »



Saison 1

¢нαριтяє 1
¢нαριтяє 2
¢нαριтяє 3
¢нαριтяє 4
¢нαριтяє 5
¢нαριтяє 6
¢нαριтяє 7
¢нαριтяє 8

Fin Saison 1



________________________________________________________________________________


вє¢αυѕє уσυ'яє α вσу

CASTING:

○ Yamashita Tomohisa
○ Tegoshi Yuya
○ Nishikido Ryo
○ Akanishi Jin
○ Yasuda Shota


ρяσℓσgυє
cнapιтre 1


________________________________________________________________________________


Tσgєтнєя fσя Eνєя

CASTING:

○Yamashita Tomohisa
○Akanishi Jin


ѕαιѕσи 1:

« Ensemble à jamais, hein ? »
« ...Pour toujours, mon amour... ! »


ρяσℓσgυє

¢нαριтяє 1
¢нαριтяє 2
¢нαριтяє 3
¢нαριтяє 4
à venir


En cours d'écriture et de publication...


________________________________________________________________________________


Multi-Chapitre
Eχ¢нαиgє Bєтωєєи Uѕ


CASTING:

○Katô Shigeaki
○Yamashita Tomohisa
○Nishikido Ryo
○Tegoshi Yuya



« Si du jour au lendemain, vous deveniez votre meilleur(e) ami(e), comment réagiriez vous ? »

¢нαριтяє 1
¢нαριтяє 2
¢нαριтяє 3
à venir


En cours d'écriture...


________________________________________________________________________________

OS
¢σииєχισи


CASTING:

○Tegoshi Yuya
○Nishikido Ryo


« Que se passe t-il lorsque deux corps limités par la neutralité, configurés à deux pôles positif et négatif, se rencontrent dans une zone de gravité ? »



________________________________________________________________________________


aυтre






Pix :[XXX]
Montage & Gifs: by Me


# Posté le dimanche 19 octobre 2008 11:12

Modifié le mardi 10 novembre 2009 03:11

RE - TAGUÉE xD

RE - TAGUÉE xD

______Bien quoi de plus sympathique que de faire mon retour avec un article comme celui-ci =p
______Je suis taguée, encore ! Et par 4 gens, en plus ! LOOL

______Le principe de cette chaîne, est, de révéler 7 "choses" à son sujet et en l'occurrence, j'ai été tagué par 4 personnes donc ______ça signifie que je dois partager avec vous *réfléchit* 7 X 4....hum...28 je crois bien !!!
______QUUUUOOOOIII ??? 28 révélations !!!! MDRRR !!!

Donc les 4 petites vipères xD qui m'ont taguées sont :



Et voilà mes révélations:

1/ J'ai tendance à parler trop, et souvent pour ne rien dire d'intéressant xD
2/ Je suis une vraie pipelette et je ne supporte pas les longs vides (ou gros blancs xD) lors d'une conversation, face à face ou ___via Messenger.
3/ Je ne m'ennuie pas si facilement que ça, je suis loin d'être blasée ^^
4/ Je ne sais pas garder un secret futile...quand je dis futile, je jauge l'importance du secret.
5/ J'ai une grande gueule...-_-" A ne pas prendre dans le sens propre MDR
6/ Tout ces "Je" me fatigue ! xD
7/ Je me ronge les ongles...~_~

8/ Pendant 2 années, j'ai été amoureuse dans le plus grand secret d'un cornichon national PTDR J'espère que vous avez ___compris que c'est un nom de code =p ^^
9/ Ce cornichon est aussi prénommé "Merguez à ranger dans une boite à Saucisse" ; là, je crois qu'il ne faut pas cherché à ___comprendre, c'est un délire avec ma s½ur ^^ LOOL
10/ Aujourd'hui j'ai tourné la page =) Enfin depuis un moment comme même, et ça fait un bien fou d'avouer que j'ai aimé un ___VRAI BALTRINGUE !!!! =D
11/ Bien pendant que je parle de garçon, il faut biensûr que je cose de Ryo !!! MDR C'est mon NishikiDieu ^^
12/ Je suis accro' à l'Oasis TROPICAL / ! \ ATTENTION / ! \ Mdr
13/ J'ai découvert l'univers Nippone grâce à une Best que vous connaissez certainement : 0--japon-star--0
14/ J'ai eu ma période garçon manqué, c'est à dire que le baguy et le sweat (genre racailles des bacs à sable xD) étaient mes ___meilleurs amis xD, et que les grossièretés étaient les éléments principaux quand je n'arrivais pas à défendre mes ___opinions...croyiez le ou non mais c'est grâce à la culture et au divertissement japonais que j'ai changé aussi bien ___physiquement que moralement, enfin en grande partie LOOL En plus, je commence à avoir des tendances narcissiques...-_-" ___EXPLDR

15/ Quoi dire ?... J'ai des goûts musicaux très variés LOL Avant j'étais réticente à l'idée d'écouter du RAP, et du métal mais il ___s'avère qu'aujourd'hui, j'ai beaucoup de ce style de musique sur mon I-Pod !
16/ AH, oui ! Mon I-Pod Nano Green, c'est l'amour de ma vie et ma source d'énergie MDR En gros, si j'ai pas ma dose de ___musique donc 3h minimum dans la journée, je peux être trèèèèès désagréable... xD
17/ Je chante beaucoup...et mon père qui a du mal à me faire des compliments, a avoué dernièrement que je ne chantais pas ___si mal MDDRRR
18/ Je m'attache très voire trop vite aux gens
19/ ...et accorde ma confiance trop facilement.
20/ On me dit naïve...JE PROTESTE ! Je suis juste blonde =p MDR
21/ C'est pas vrai, je suis blonde foncé, disons châtain très clair =p xD

22/ J'aime beaucoup la troupe de Mozart, L'Opéra Rock ! J'écoute l'album en boucle =)
23/ Je désire entrer en FAC de Médecine après mon année de Terminale S MDR
24/ Je parle et ris dans mon sommeil d'après ma s½ur LOOL
25/ Je suis en guerre contre toute forme de racisme et homophobie ! =@ Je suis POUR la différence et FUCK tous ceux qui ___n'arrivent pas à voir au delà de leur bout du nez !
26/ J'ai un chien : Jak (4 ans) et une chatte : Caïa (2 ans) ^^ J'ai eu 2 cochons d'inde : Poupette & Caramelle (7 & 6 ans), 4 ___hamsters : Mémère, Pépère, Brooklyn & Cannelle (2, 5, 4 & 4 ans) et je ne compte pas le nbr de poissons rouges. Une ___pensée pour eux qui me manquent ^_^ <3
27/ Mon péché mignon est et sera à jamais Les Croissants de Lune à la Noisette de LU MDR, et le HIC, je n'en trouve plus ___dans les supermarchés O_o Si qq1 sait où en trouver, DITES xD
28/ Une grosse phobie des Limaces ~_~

______VOILA !!!!!
______Avec ceci vous devriez mieux savoir à qui vous avez à faire ^^

______Et je ne tague personne pck non seulement la plupart des personnes que je voulais taguer l'ont déjà été puis je suis ______fatiguée après m'être creusé les méninges LOOL et j'ai plus de neurones pour réfléchir davantage MDR ^^


GROOOOS BISOOOUUUUUUS !!! <3

# Posté le samedi 01 août 2009 17:53

Modifié le samedi 26 septembre 2009 07:17

тσgєтнєя fσя єνєя ρяσℓσgυє ѕαιѕσи 1

« Ensemble à jamais, hein ? »
« ...Pour toujours, mon amour... ! »




C'était formel !

Cet homme avait chamboulé sa vie, il l'avait aimé comme personne auparavant. Il lui avait laissé l'amour, ce sentiment qui lui avait été inconnu mais rapidement le seul dont il ne pouvait se lasser ; il lui avait laissé aussi et surtout les souvenirs, certainement ceux qui égaierait sa souffrance quotidienne après son passage bref dans sa vie, qui avait été et qui redevenait en son absence, monotone. Mais au contraire du passé, son futur serait plus douloureux et indubitablement amer, dépourvu de cette affection concrète.


Comme d'habitude, à chacun de mes réveils, le soleil me brûle les yeux ; je préfère le noir et la solitude de la nuit. Cette couleur sombre et funeste où j'aime me réfugier quand les questions existentielles m'assaillent sans pour autant en trouver les réponses pourtant, si souvent, simples. Je cherche sans cesse à en trouver une meilleure explication, en avoir un meilleur jugement, une thèse plus humaine donc plus complexe ; oui, l'humanité n'est pas chose facile.
L'être humain, doué de raison, reste un sujet d'étude alambiqué ; tous différents, aux aspects et aux opinions atypiques avec nos humeurs parfois ésotériques confortant notre personnalité unique, j'aime ça !

J'aime à penser que je ne suis pas le seul à réfléchir sur ces énigmes ontologiques ; j'aime à croire que je ne suis pas le seul à vouloir aborder le changement des générations anciennes et modernes, tout est une question de perspective mais celle-ci sera toujours diverse pour chaque personne vivant sous ce ciel.
J'aime aussi à rêver qu'il y a une autre personne comme moi...accordant de l'importance aux autres...au changement des mentalités...même si, moi, je fuis l'homme...

# Posté le samedi 07 février 2009 18:36

Modifié le lundi 18 mai 2009 11:28

тσgєтнєя fσя єνєя cHAPITRE 1


Le genre humain a parfois d'étranges attitudes, pourquoi un mari frappe t-il sa femme ?
Pourquoi un enfant âgé d'à peine 14 ans, pour protéger sa mère d'un nouveau coup de poing, doit-il poignarder son propre géniteur ? Mais l'enfant chétif donne le coup mortel après le geste irrévocable du meurtrier de sa mère ; se retrouvant ainsi sans famille et gardant pour séquelle l'image de ses parents sans vie ; le sang et la mort qui ont clos l'enfance : mon enfance.
A ce moment, j'étais seul, sans rien ! La majorité n'était pas prête d'arriver et aucune famille proche connue ne pouvant m'aider...l'errance était une voie de sortie.
La nuit noire emportait les bruits de la ville concédant à la douleur d'encombrer mes pensées égarées, comme mon corps au milieu de la foule mondaine des rues animées et prisées de Osaka.
Des hommes aux regards malsains me regardaient au détour d'une avenue, l'un me sifflait lorsqu'un de ses voisins se mettait à courir dans ma direction en braillant je ne sais quoi ; la peur et l'angoisse, uniques compagnons à cet instant de confusion. J'avais senti mon poignet être agrippé, je retournais mon visage vers la personne qui avait emprisonné mon avant-bras avec une poigne de fer contrastant avec ce sentiment de confiance quand j'avais vu le visage de cet homme, il avait l'expression d'un père.
L'homme qui courait vers moi s'était arrêté promptement à deux mètres à peine de nous quand il l'avait aperçu. Le pervers restait cloué sur place, effrayé par le regard que lui jetait l'homme qui me tenait fermement le bras, l'aîné lui fit signe de déguerpir d'un mouvement de tête et il prenait ses jambes à son cou pour filer jusqu'à la bande de garçon semblant tout aussi apeuré.
J'avais juste détourné les yeux un instant pour apercevoir le fuyard rejoindre ses amis que l'homme à la carrure imposante mais au visage rassurant partait me laissant livré à moi-même.
En temps normal, je n'aurais pas fais cela mais ma vie s'était transformé, en quelques heures, en un enfer où tout était bouleversé et où plus rien n'avait réellement de sens et d'importance ; j'avais donc courut derrière cet homme inconnu.
A partir de là, il devint mon tuteur après que je lui ai raconté les fléaux qui s'étaient abattus sur moi...


___- Hikaru !

Cette voix provenait de la pièce voisine à celle où se trouvait mon corps, disait-il inlassablement, fin et mon esprit candide, rajoutait-il toujours. On ouvrait la porte de ma chambre, mon tuteur à la taille large se présentait dans l'encolure de la porte.

Aujourd'hui était le jour de mes 19 ans. J'avais été « incarcérer » durant toute ma scolarité, Toru me faisait prendre des cours à domicile ; d'après lui, je ne devais pas sortir de la maison : j'étais trop précieux à ses yeux.
Je suis resté enfermé durant ces 5 dernières années, je ne me suis jamais plains, je me devais de respecter sa volonté ayant été élevé comme ça : ne jamais contrarié un aîné, surtout celui qui m'avait sauvé de la rue.
Quand je dis que je restais enfermé ne signifie pas que je n'ai plus vu le jour, le jardin clos était le seul endroit où je pouvais respirer l'air frais ; observer les nuages couvrant le ciel bleu, parfois le temps m'accordait un soleil éclatant pour déshydrater mes larmes, ou simplement le fait d'examiner l'obscurité radieuse de la nuit qui avait souvent consolé mes pleurs, quand je pensais à toi, Maman. Je pense à toi chaque jour et, lui, je le hais chaque matin ; je ne regretterai jamais mon geste, seulement j'aurais voulut le faire avant que tu sois réduite au silence éternel. Tu sais, le deuil était fait mais le manque restait.

Toru s'est toujours bien occupé de moi, il me nourrit avec les aliments les plus sains, il m'offre régulièrement des vêtements de marque de luxe ; il me dit sans cesse que je dois devenir plus beau chaque jour comme s'il souhaitait que je devienne le plus admirable, mais pour être admirer, il faut être vu, ce qui est antithétique étant donné que je ne suis vu de personne. Il affirme souvent que la nature m'a bien gâté. Je ne sais pas comment je dois prendre ses commentaires continuellement flatteurs et surtout où il veut en venir.

Aujourd'hui, il veut que je me familiarise avec mon futur job, seulement je ne sais pas en quoi il consiste, juste qu'il est étroitement lié au sien. Je sais par l'habitation dans laquelle nous demeurons et par les moyens déployés, que sa situation est bonne et aisée mais je ne sais pas de quoi nous vivons ; certainement un travail avec le monde de la nuit puisqu'il s'absente lorsque je m'endors et rentre quand je me lève.
Je suis, de nature, curieux mais je n'ai jamais osé aborder ce sujet avec lui, son regard sévère me donne toujours froid dans le dos ; étant plus jeune, j'avais émis l'idée de l'accompagner jusqu'à son lieu d'activité, où je vais me rendre aujourd'hui, et j'avais eu le droit à un de ses regards terrorisants.

___-Tiens.

Il balança un grand paquet au pied de mon lit et m'expliqua.

___-Voilà tes vêtements pour ce soir.

Son ton était strict comme il l'avait toujours été mais aujourd'hui malgré mes yeux encore à mi-clos, je m'étonnais que son visage reflète un certain agacement. J'ai, continuellement, eu l'impression qu'il attendait mes 19 hivers avec impatience, comme si ce jour changerait sa vie et la mienne par la même occasion.


Je savais que j'allais bientôt sortir, revoir la ville où j'avais flâné durant ma jeunesse, voir des gens ; oui, des êtres humains. Je n'en avais plus abordé depuis longtemps sauf Toru qui était peu bavard. J'étais effrayé mais si pressé de voir comment avait changé le monde alentour, et pas en avoir une image télévisuelle donc déformée.

Il y a une semaine, Toru m'avait prévenu qu'il ne fallait pas que je sois trop déçu du monde extérieur. Après plusieurs années d'enfermement physique et mental, le moral et les aspects des gens dehors me surprendraient peut-être. Que tout ne serait pas forcément comme je l'avais connu ; à ceci, j'y avais beaucoup réfléchis et je m'étais promis de faire avec et de m'adapter aux autres.

Mon tuteur louait une ferveur étrange pour mon esprit, il me répétait sans cesse que mon c½ur était simple et mes entendements trop sagaces. Il me reprochait aussi d'être trop parfait, il était injuste à ses yeux qu'un garçon, de mon jeune âge soit si mûr sur des questions d'adulte et qu'il soit si remarquable, physiquement parlant.
Il se disait jaloux de ma « perfection ». Je me suis toujours considéré normal, oui, j'étais tout ce qu'il y avait d'ordinaire : une paire d'oeil, un nez, une bouche...j'étais fais comme n'importe quel homme sur cette terre. Non ?

Je frottais mes yeux pour éliminer le liquide lacrymal qui avait pris naissance durant la nuit, et laissait mes pupilles se rétrécirent face au soleil aveuglant de la fenêtre de ma chambre dont j'avais laissé les volets ouverts délibérément ; pour m'endormir j'avais pris l'habitude de regarder les étoiles.
Ces dernières avaient pris une importance considérable dans mon existence, j'avais cette impression de pouvoir leur confier mes craintes et mes doutes sans pour autant ouvrir la bouche ; en quelque sorte, elles étaient mes confidentes et je les aimais. Leur brillante manifestation nocturne me procurait ce sentiment de réconfort et la quiétude, des sensations que j'ai dû mal à ressentir dès que mes yeux sont clos pour accueillir le sommeil. Chacune de mes nuits sont remplient de cauchemars toujours plus cruels...me revoyant porter l'arme sous son omoplate et ce meurtrier de père achevant la seule femme que j'aimais.
Au fond, je la sentais qui me chérissait toujours autant, sa présence quotidienne autour de moi quand mes songes devenaient trop dispersés. Elle serait l'unique femme que j'aimerai, Maman.


Le soir même ; avant de sortir de la salle de bain que j'avais comme à l'habitude occupé pendant un long –très long- moment, je me regardais une dernière fois dans la glace du miroir.
Un simple costume d'une marque française réputée au prix, certainement, exorbitant.
La veste de cet ensemble était bien cintrée cachant les bras d'une chemise blanche saillante se soumettant à une cravate noire que je n'avais pas su serrer puisque personne n'avait jamais eu l'idée de m'apprendre à le faire, ni le meurtrier, ni mon protecteur.
Ce dernier que j'entendais taper du pied dans l'entrée ; cette dernière donnant sur la porte principale, pour accéder à la rue, que je n'avais jamais franchis, à part biensûr le jour où j'ai pénétrer dans cette petite maison dans la grande ville qu'était Osaka.
Je passa une énième fois ma main, d'un geste souple, dans mes cheveux lisses pour leur donner plus de volume ; je devais avouer que j'avais une certaine élégance dans ces vêtements.
Je rejoignis Toru d'une démarche précipitée aillant peur de me faire taper sur les doigts, je ne souhaitais pas lui faire perdre patience. Je me plaçais devant lui, il me regarda satisfait puis s'approcha de moi.

___-On dirait que cette tenue a été créée pour toi, dit-il avec dédain.

Il passa une main sous la cravate défaite puis rit moqueur. Ses mains habituées se mirent à la nouer ; même en essayant d'apprendre la procédure en l'observant attentivement, je n'arrivais pas à mémoriser sa technique, ses gestes étaient blasés mais rapides que je n'avais pas réussis à suivre.

J'étais enfin prêt, il se recula d'un pas en se plaçant sur ma gauche me laissant ainsi la place pour accéder à la sortie que j'étudiais alors. Du coin de l'½il, je remarqua qu'il m'examinait de la tête au pied puis me complimenta, l'air perdu.

___-Tu es devenu divin...


Je passais alors la porte d'entrée suivit par mon tuteur et écarquilla mes yeux ; comportement normal étant donné la situation. Je restais paralysé devant les escaliers qui donnaient sur une petite porte en bois dont je n'avais pas le souvenir. Sur le trottoir, des voitures aux aspects futuristes étaient garées ; des personnes passaient devant mes yeux émerveillés, tous dissemblables, certain l'air sévère, d'autre rayonnant la joie mais aussi des visages rêveurs. J'étais si heureux, mon sourire en était la preuve, j'étais comme subjugué par toutes ces figures, en adorant leurs expressions variées. Mais la contemplation fut brève, Toru posa sa main sur mon épaule en me faisant avancer. Nous sortions de la propriété et Toru me fit rentrer dans une superbe voiture noire qui m'impressionna. Dans le véhicule, j'observais tout.
Tout m'était étranger, il y avait des boutons partout ; j'avais beaucoup de retard...et je souris à cette pensée.
Quand l'engin démarra, le bruit du moteur se mettant en fonction me fit sursauter ; le trajet en voiture était très agréable, j'aimais beaucoup le mouvement du véhicule, il me berçait légèrement alors que j'examinais tous ces êtres marchant sur les bas-côtés vivant au rythme de la ville noctambule.
J'étais si bien, que lorsque la voiture s'immobilisa dans une petite rue, mes yeux qui s'étaient légèrement clos se rouvrirent largement. L'endroit semblait huppé, deux hommes vêtus de noir gardaient l'entrée du bar devant lequel nous étions garés. Toru sortit de la voiture et vint m'ouvrir ma portière, côté passager. Mes pas étaient maladroits, je regardais partout sauf le lieu où nous devions entrer, manque de chance ou acte prémédité, je bousculais quelqu'un.
Je baissais le regard et tomba nez à nez avec un homme effrayant, d'une cinquantaine d'année, aux cheveux grisonnants qui me regardait amusé.

___- Hikaru, fais attention où tu mets tes pieds ! Me hurla Toru.
___- Ce n'est rien, Narita. Il est juste pensif et intrigué par ce qui l'entoure, cela faisait longtemps qu'il était enfermé.


Hein ? Me connaît-il ? Il a appelé Toru par son nom, il ne me l'avait jamais indiqué qu'il se nommait ainsi.

___- Hikaru, m'interpella l'homme angoissant, je suis ravi de faire ta connaissance ; tu es plus adorable que dans mon souvenir.

Je n'aimais pas les manières de cet homme...

___- C'est qu'il a beaucoup grandit et mûrit, c'est presque un homme...intervint Toru.
___- Il risque de bouleverser des c½urs si on le laisse continuer comme ça, répondit l'homme.


Ils rirent en c½ur même si le visage de Toru restait contrarié, et je souris pour ne pas les vexer lorsqu'ils me regardèrent.

___- Non, il faut qu'il continue de resplendir ainsi, c'est un trésor sans valeur, ajouta ce désagréable personnage.
___- Ne vous inquiétez pas, Mr Fujihara, sembla le rassurer mon tuteur.


J'étais égaré dans leur conversation...

___- Nous rentrons ?! proposa le dit Fujihara.

Toru acquiesça d'un signe de tête et nous le suivions.

Je marchais entre Mr Fujihara et Toru dans un couloir menant devant un bureau, une sorte de réception, là un homme, assez jeune, se tenait debout à notre arrivée et salua promptement ; l'aîné nous fit passer par une grande salle où était installé dans de petits coins intimes des hommes dans la même tranche d'âge que moi, ils accompagnaient chacun une femme.
J'observais, intrigué, avec peut-être trop d'insistance ces couples qui souriaient, j'examinais ce que faisait ces hommes aux sourires hypocrites et les réactions de ces femmes enchantées, aux visages mûrs pour certaines, aux physiques ingrats, ou tout au contraire attrayants, pour d'autres.
Tous ces jeunes hommes faisaient des gestes similaires, des sourires doucereux, leurs mains caressant les cheveux de ces femmes, leurs mots murmurés aux oreilles de ces filles ; tout ceci provoquait les rires, aux diverses sonorités, de la gente féminines aux âges apparents.

Ceci me paraissait étrange, du moins ça ne m'était pas familier.
Nous continuions notre chemin pour entrer dans une pièce sombre éclairée par un simple et unique lampadaire pour combler le manque d'une fenêtre.
Mr Fujihara nous invita d'un geste de la main à nous asseoir dans des sièges devant une grande table de travail où l'homme s'installa derrière.
Il me regardait étrangement, je détestais ça mais je souriais pour preuve de ma bonne éducation.

Cet endroit donnait une impression d'étouffement en plus du regard cynique que lançait ce vieillard sur moi, j'étais agacé et le regard inquiet de Toru sur moi accrut mon angoisse. Le nommé Fujihara d'une voix aigre me demanda.

___- Alors Hikaru, que penses-tu de mon établissement ?

Il était donc le chef de ces lieux où des couples semblaient s'amouracher. Je m'informais alors d'une voix claire et curieuse.

___- Quel est le rôle de votre club ?
___- Bien c'est un club d'hôte, dit-il avec une voix marquant l'évidence.


Hôte ?! C'était donc ça...Ces hommes qui passent du temps en compagnie de femme fortunée pour qu'elles se sentent estimées...Mais...Toru...s'il travaillait pour lui...il serait un hôte ? Non ! Il n'est pas en âge de l'être...Et pourquoi, moi, suis-je ici ?
Ma tête tournait, cette pensée...m'aurait-il mené ici pour que je travaille comme...non, pas ça...comme
hôte ?
Je portais un regard étourdi sur mon tuteur, son visage était bas, honteux. Il dû sentir mon regard pesant et suppliant d'explication sur lui puisqu'il redressa sa tête pour planter un regard désolé dans le mien.

___- Peux-tu aller patienter dans la pièce à côté, s'il te plait, me pria t-il.

Sa voix avait quelque chose de tourmentée, son regard conjugué à son ton affligé me donna l'impression qu'il était attristé. Je me levais pour me retirer dans la pièce indiqué par Toru. Ma curiosité eut raison de moi, je collais mon oreille contre cette porte que je venais de refermer derrière moi ; aussitôt la voix de Toru retentit comme un sanglot.

___- Je vous le rachète ! s'exclame t-il.
___- Tu sais bien que tu n'as pas les moyens...je t'avais prévenu quand tu m'as vendu ce gosse ; tu ne devais pas t'y attacher. Je t'ai accordé son éducation comme tu l'as trouvé et que tu as insisté pour le garder avec toi alors que tu l'avais en pitié pour ses parents décédés ; tout en sachant qu'à cet âge, il me reviendrait. Je te l'ai acheter une petite fortune, je te rappel. Tu sais aussi bien que moi qu'il va rassembler des meutes...et s'il est populaire, comme je le prévois, dans ce milieu, je pourrais envisager de le vendre à un marché plus vaste...
___- Ne parlez pas de lui comme d'une marchandise ! Je n'ai jamais vu un enfant comme lui, sa vie ne doit pas se résoudre à une débauche permanente. Il est très doué intellectuellement parlant, il pourrait faire de brillantes études...ce n'est pas comme s'il n'avait pas d'autres choix que de faire ça.
___- Oui mais quel profit en tirerai-je ?
___- ...Mais si vous l'employez comme hôte, il finira comme tous vos hôtes qui étaient numéro 1...un gigolo...il vaut mieux, beaucoup mieux ! s'emporta t-il.
___- C'est de ta faute. Si ton avarice de l'époque n'avait pas été aussi excessive, tu n'aurais pas vendu un enfant de 14 ans que tu venais d'adopter à un homme d'affaire comme moi. Tu sais que je ne fais pas de sentiment.
___- Laissez-le moi, il est unique...
___- C'est bien ça le problème, s'il avait été quelconque je te l'aurais laissé sans soucis mais tu as vu ce gamin ?!
Ce charisme...le profit est assuré. Une pièce exceptionnelle.


Il riait avec raillerie ; mes mains tremblaient conduisant mes yeux à s'écarter au maximum.
Alors...Toru m'avait vendu à cet homme méprisable ? L'intérieur de mon thorax était douloureux, je sentais mon c½ur qui se contractait d'une manière inhabituelle...l'angoisse, la peine, la peur...
Il s'était donc servit de moi, lui, que je prenais pour un père ; celui pour lequel j'avais tant de respect, celui qui avait sauvé ma vie pour mieux la détruire.

Je n'étais pas ignorant juste naïf me disait-il, souvent.

Je savais ce qu'était un hôte, je comprenais mieux la présence de ces couples peu naturels dans la grande salle ; ceci ne me choquait pas en soit puisque ça ne me touchait pas personnellement mais le fait d'être impliqué à présent ne me rassurait pas. Ce qui m'avait le plus effrayé furent les mots « débauche » et
« gigolo », des termes dont j'ignorais l'exacte définition même si j'en avais une vague idée.
Qu'allait-il advenir de moi ? Quelle pensée égoïste...mais normale aux vues des circonstances actuelles, je venais de découvrir les desseins de l'homme que j'avais considéré jusqu'alors comme un père, du moins ce n'étaient pas les siens mais il les connaissait.
Même si ma vie n'avait pas été heureuse ces dernières années, peu passionnante même ennuyeuse, j'aimais vivre surtout depuis que j'avais remis le nez dehors, et ce futur annoncé n'était pas ce que je désirais.
Je n'avais jamais réfléchis à des projets ultérieurs mais ce n'est pas ceci que je voulais. Personne ne pouvait vouloir d'une vie comme ça.
Mourir à petit feu dans un monde de semblant, au point de ne plus distinguer le bien du mal, accorder une réponse neutre à une question méritant réflexion donc une réaction positive ou négative.
N'être que la marionnette d'un autre, être au service d'un esprit certainement malsain et ne plus agir de son plein gré : être assujetti et soumis ; c'est ce qu'il voulait qu'il m'arrive.
Oui, si on analyse bien, c'était ça le fin mot de l'histoire : devenir l'objet d'un désir impur.

Oui, j'étais naïf mais pas ignorant de la vie.





# Posté le samedi 14 février 2009 09:33

Modifié le samedi 14 mars 2009 17:25

тσgєтнєя fσя єνєя cHAPITRE 2

тσgєтнєя fσя єνєя                                                    cHAPITRE 2


Un bruit. Le cliquetis d'un stylo à ressort provenant de derrière moi. Je m'étais enfermé dans cette salle sombre sans regarder au préalable si elle n'était pas occupée. Je m'étais alors retourné plaquant mon dos contre le mur avoisinant la porte, ma main cherchait à tâtons un interrupteur, mon souffle était devenu irrégulier, cause de la peur, et était le seul son de la pièce qui stoppa le bruit du clapotis. Un souffle, autre que le mien puis un éclat de voix.

___- Tu as des ennuis ?

Cette voix était celle d'un homme, un son doux et curieusement agréable ; mon souffle se coupa n'osant répondre.

___- Je ne vais pas te mordre...

Un petit rire neutre échappa à cette personne qui me donna confiance.

___- Je...peut-être...

Un soupir d'exaspération se fit entendre puis des bruits de pas se rapprochant de moi. A cinq mètres, à peu près, je pouvais entrevoir une silhouette, dans le noir, s'asseoir dans un fauteuil et une vive lumière, provenant d'un abat-jour sur une table basse près de lui, illumina la pièce me révélant sa tête basse -plus précisément les cheveux de cet homme. D'une longueur approximative à la mienne, d'une couleur brune arborant des reflets noisette, il releva la tête doucement et planta son regard au mien.
Il semblait fasciné peut-être autant que moi, pour sûr, il avait mon âge ; ses yeux étaient troublants, ils avaient quelque chose d'intense surtout la manière dont ils me fixaient ; un regard que je ne connaissais pas. Un nez fin s'accordant parfaitement avec ses lèvres filiformes ; son visage avait un air malicieux mais dégageait une douceur apaisante. Sa voix s'alliait exactement avec ses traits, sa présence n'était pas oppressante comme celle du vieil homme mais saisissante, vraiment réconfortante après ce que je venais de découvrir.
Ses yeux étaient ronds comme intrigués ou étonnés, il était comme abruti devant moi et ceci me gênait, me provoquant un sourire timide. Il détacha son regard du mien et me détailla. Je sentais mes joues qui s'enflammaient, ses yeux posés de cette manière sur moi véhiculaient une profonde chaleur dans mon ventre ; j'avais la drôle d'impression qu'il cherchait l'erreur, oui, il semblait m'étudié intensément comme pour trouver mes « défauts de fabrication ». Il releva un regard hébété croisant le mien, et je sentis la chaleur me monter aux joues, je devais rougir.
Je rougissais ?! Mais...

___- Si c'est mon père qui t'envoie, va t'en ! dit-il blessé changeant son expression faciale.

Quoi ? Son père ? Je lui répondis instantanément.

___- Non !

Je ne voulais pas partir, j'étais bien là puis je ne voulais pas retourner dans la pièce voisine tant que je n'y avais pas été invité. Devant affronter ces deux hommes et mon sort...
Je m'empressais de lui expliqué voyant son regard s'embrumé. Oui, ses yeux étaient voilés de larmes ; il semblait si abattu.

___- Mon tuteur, Toru, il parle avec Mr Fujihara dans son bureau...il m'a demandé d'attendre ici.

Soudain, son expression changea ; il semblait réfléchir...un sourire. Oui, il me souriait ; c'était vraiment radieux et je rougis encore. Je rougissais ?! Encore !

___- Je vois...donc tu n'as rien à faire pour le moment ?!

Je secouais la tête dans un geste négatif et ses lèvres s'étirèrent. Il se releva et j'eus un mouvement de recul.

___- Tu viens ?

Il partait en direction d'une porte au fond de la salle ; je ne le connaissais pas mais il me captivait ; j'avais comme une confiance aveugle en cet inconnu, la première personne qui m'incitait à prendre une décision et il attendait une réponse, qui fût favorable.
Mon c½ur manqua un battement lorsque le « oui » traversa ma bouche d'une voix effarouchée pour avancer vers lui, j'allais désobéir ; au lieu d'attendre sagement, j'allais partir avec cet inconnu faire je ne sais quoi mais sa seule compagnie m'importait alors.
Je lui souris comme je ne l'avais pas fais depuis longtemps, un sourire expansif et sincère ; son visage se décomposa à ce moment. Il se rapprocha de moi d'un pas brusque me faisant reculer, appréhendant son action. Il posa une main tremblante sur mon thorax.
Que faisait-il au juste ?
J'écarquillais les yeux à ce premier contact si abrupte et posta mon regard sur sa main puis le releva sur son visage. Il me regardait privé, un regard chatoyant et qui me rappela celui qu'il m'avait lancé lorsque qu'il m'avait détaillé de la tête aux pieds. Je fronça mes sourcils pour lui faire sentir mon incompréhension, qu'avais-je fais ? En balbutiant, troublé par ce regard qui n'avait rien de méprisant, tout au contraire.

___- Q...quoi ?

Il enleva rapidement sa main et détourna ses yeux pour regarder la porte où j'avais écouter comme s'il appréhendait que les hommes se trouvant derrière arrivent.

___- On y va.

Il posta un regard inquiet sur moi, j'étais vraiment attiré par ce jeune homme ; il dégageait quelque chose qui me rendait serein malgré la situation et je dirai même dépendant, lorsque je lui avais dis « oui », je n'avais pas réfléchis une seconde, j'avais suivis un raisonnement nouveau...
Il détacha ses yeux de moi puis marcha d'une vive allure jusqu'à la porte qu'il voulait qu'on empreinte ; je le rejoins aussi vite que ses yeux qui me parcouraient de bas en haut ; et encore, je rougis.

Nous étions dans une petite ruelle, ce devait être l'arrière du club ; noir et apeurant mais il était là. Il pointa du doigt une voiture encore plus impressionnante que celle dans laquelle j'étais monté plus tôt et il m'attrapa le poignet avec une délicatesse perturbante.
Encore une fois, je le regardais saisi par son regard ; je ne comptais plus le nombre de fois où nos yeux se rencontrèrent pour rester accroché dans un silence de paix. C'était si bon d'être avec cet homme, je me sentais important et il cherchait ma compagnie en m'éloignant de ce lieu.
Savait-il ce qui allait m'attendre ? Tentait-il de m'y faire échapper ? Ou était-il ignorant ? Peut-être avait-il une vague idée de ce qui se tramait ou appréciait-il ma présence comme moi, la sienne ; je ne sais pas, je voulais juste me laisser guider.
Il quitta mes yeux pour me tirer sans brusquerie jusqu'au véhicule, sortit un trousseau de clé et appuya sur une petite télécommande faisant biper la voiture. Il me relâcha et m'adressa un sourire avant de parler d'une voix timorée.

___- J'ai envie que tu me parles, tu veux me parler ?

Lui parler ? De quoi voulait-il que je lui parle ? Je lui lançais un regard curieux et il rit ; un rire mélodieux qui me fit sourire. Il continua plus sûr de lui voyant certainement que j'étais perdu.

___- Tu dois me prendre pour un dingue mais...ça me ferait plaisir de passer un moment à t'écouter, que tu me parles de toi...

Il marqua une pause et se retourna un instant vers le bâtiment que nous venions de quitter pour me regarder de nouveau avec un regard pressé.

___- ...j'aimerais surtout que tu me dises quel lien tu as avec ces deux hommes...

Je traquais l'inquiétude sur son visage mais je n'eus pas de mal à la trouver, ses traits l'exprimaient facilement. Était-il tourmenté pour moi ? Tout de même, sa demande était étrange mais moi-même, je voulais tout savoir de lui, connaître son prénom, son âge, ses passions...je désirais un ami.
J'avais longtemps espéré un jour comme celui-ci, un jour où je pourrais exprimer, sans crainte de mal dire, mes questions, mes idées...tout ce que j'enfouissais à l'intérieur de moi depuis des années.

Je ne le connaissais pas mais je voulais être avec lui.



# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:39

Modifié le dimanche 29 mars 2009 06:02

тσgєтнєя fσя єνєя cHAPITRE 3

тσgєтнєя fσя єνєя                                                    cHAPITRE 3
Nous étions dans la voiture luxueuse dont le léger ronronnement du moteur occupait le silence pourtant très agréable ; je me questionnais : comment allait réagir Toru face à mon absence ? Aurait-il des problèmes avec ce fameux Mr Fujihara ? J'aurais dû avoir des remords de l'avoir laisser mais j'avais déjà de la ranc½ur envers lui.

J'osais enfin le regarder du coin de l'½il et je vis un sourire réservé sur ses lèvres ; où m'emmenait-il ? Je n'eus même pas le temps de lui poser la question que nous entrions dans me semble t-il, un port.
Je pouvais apercevoir avec des yeux émerveillés la mer qui soutenait les bateaux, ce n'était pas un port de plaisance à première vue, nous étions encerclés par des bâtiments lugubres certainement plus occupés depuis longtemps vu leur état. Ce lieu était désert et inquiétant. Il avait dû voir mon regard angoissé puisqu'il me rassura avec douceur.

___- C'est un ancien port de pêche, tous les entrepôts sont aujourd'hui fermés...

Le moteur de la voiture ne rugissait plus et il retira sa clé du nemane pour de nouveau incruster son regard au mien pour provoquer la rougeur de mes joues.

___- ...c'est ici que je me sens bien, c'est vrai qu'à première vu, ça n'est pas un endroit rassurant mais c'est très calme. Plus grand monde ne traîne par ici...c'est parfait quand on a besoin de souffler. C'est l'endroit idéal pour observer le soleil se retiré chaque soir...le lieu où des étoiles naissent chaque nuit pour apporter du réconfort...un port où la Lune parait encore plus belle.

Ses yeux luisaient, ses mots me touchaient ; je voulais aussi ressentir cette sensation que lui provoquait ce lieu. Je pense que mes yeux exprimaient mon envie et il sourit avant de tourner la tête vers l'extérieur.

___- On sort ?
___- Hum...


Il ouvrit sa portière pour sortir du véhicule, j'imitais ses gestes pour ensuite aller me placer à ses côtés. Je le regardais timidement alors qu'il observait le ciel, son expression était malicieuse mais si paisible. Je lui enviais cette conscience qui étrangement était proche de la mienne.
Je baissais les yeux honteux de tant apprécier cet esprit inconnu...soudain, je sentis de nouveau mon poignet être serré avec légèreté laissant mon regard atteindre le sien après avoir suivit sa main, son poignet, son avant-bras, son coude remontant vers son épaule, c'est alors que je remarqua qu'il était dévêtu ; oui, il portait un simple débardeur. Je lui lançais un regard inquiet.

___- Ne t'inquiète pas, je n'ai pas froid...

Comment ? Comment savait-il ce que je pensais à l'instant ? Certainement mon visage qui avait trahit mon appréhension. Son rire clair et doux embarrassa mon esprit et...autre chose...encore une sensation inconnue. Je n'eu plus le temps de divaguer dans mes pensées indociles, il m'amenait sans que j'en ai réellement conscience d'un pas posé vers la jetée.

Nous faisions face à la mer éclairée par les éclats de la Lune, il m'avait lâché ; je le regardais silencieusement qui s'asseyait sur le rebord, les pieds dans le vide. J'étais paniqué de le voir si proche de ce creux menant vers l'eau. Il examinait l'horizon obscur avec un air détendu, il me visa et me fusilla du regard.

___- Tu ne t'assois pas ?

Son ton était doux, un vrai plaisir pour les oreilles d'écouter un son pareil ; cette voix que je voulais familière.
Je m'assis à ses côtés avec précaution évitant de regarder l'eau sous nos pieds alors qu'il reportait son attention sur l'eau, mon coude était collé au sien mais il me semble que je fus le seul à remarquer ce contact anodin mais incendiant mon visage.
Je n'avais fréquenté personne depuis si longtemps, était-ce un comportement normal ? Pourquoi étais-je si bien en sa présence ? Pourquoi provoquait-il sans cesse la chaleur interne de mon corps ? Cette sensation agréable et que je voudrai ressentir sans arrêt. Pouvais-je la ressentir uniquement avec lui ? Ou, était-ce une émotion commune que je ressentirai avec toutes les personnes que je rencontrerai et pour qui j'aurai une quelconque affinité ?
Je ne sais pas pourquoi mais mon regard, guidé par mes pensées et agissant sur tout mon être, était attiré par lui. Je ne pouvais m'empêcher de l'examiner avec attention, je tentais d'apprendre son profil qui était aussi troublant que sa face.
Oui, quand on y regardait bien, il ne ressemblait pas à la majorité des japonais que j'avais observé durant des années à travers un écran de télévision ou plus tôt dans la rue mais plus à ces acteurs de séries populaires sur lesquels je zappais quand j'avais mon quota d'information national et mondial, je dirai même un mannequin.

Sa manière d'observer l'horizon me laissait songeur, il paraissait rêveur avec une lueur de joie qui s'exprimait aussi sur ses lèvres légèrement étirées.
Le silence fut investi pour accueillir sa voix dont l'écho était emporté par la brise marine pour apporter un faible message à mes oreilles.

___- Tu as l'air si fragile...

Il continuait de regarder au loin alors que j'observais sa main qui avait été posé sur ses genoux, se plaquer contre le macadam sous mon propre coude conjoncture de mon bras plié se reposant sur mes propres genoux, mes mains jointes pour s'accrocher.
Je reportais mon attention sur son visage qui avait perceptiblement changé d'expression du fait que ses lèvres étaient entrouvertes après avoir prononcé ses mots qui semblaient l'avoir lui-même touché.
C'est-à-dire que ses paupières s'étaient plissées, juste un peu ; il semblait réfléchir ou peut-être était-il contrarié...ou les deux mais il reprit avec ce même ton neutre.

___- Comment tu t'appelles ?

Son sourire se fit radieux alors que je continuais de le contempler, laissant apparaître ses dents blanches correctement alignées et son rire clair enivrant l'air ; sa tête bascula en arrière, sa main quitta le sol pour se placer devant sa bouche ouverte alors qu'il riait à gorge déployée avec une liberté déconcertante. Il paraissait amusé par sa propre question
Je le dévisageais perdu, il dû le remarquer puisque son éclat de rire se stoppa aussitôt et il encra ses yeux sombres remplient de malice sur moi. Je captais ce regard qui était devenu curieux lui accordant un léger sourire peut-être imperceptible à l'½il nu mais son sourire franc restait gravé sur ses lèvres ainsi que ses yeux qui étaient noyés dans les miens.
J'avalais ma salive de travers alors que mon c½ur manquait un battement me provoquant un rauque toussotement. Il s'approcha brusquement de moi, inquiet. Mes yeux avaient dû quitter les siens à regret alors que je tentais de calmer cette quinte de toux ; quel imbécile je faisais...
Il passa une main dans mon dos pour le frotter de bas en haut énergiquement et mon c½ur se contracta férocement en prime. Je reprenais mon souffle difficilement et quand je me redressais pour de nouveau croiser son regard, j'aperçus son soulagement s'accordant parfaitement avec son sourire retrouvé.

___- Ma question semble te gêner...
___- Hikaru ! dis-je précipitamment.

Son sourire s'élargit laissant apparaître de nouveau ses dents.

___- Hikaru...répéta t-il l'air pensif.

Il posa ses coudes contre le bitume puis ses avant-bras pour se laisser aller vers l'arrière, sa tête bascula elle aussi et il inspira profondément fermant un instant ses yeux. Il s'allongea complètement sur le dos et posa sa main sur son ventre alors que la paume de son autre se calla sous sa tête pour atténuer la rudesse du sol et il tourna son visage vers moi pour rouvrir les yeux. J'étais si gêné qu'il me voit l'observer ainsi mais je n'y pouvais rien, c'était plus fort que moi. Sa manière d'être était si...mirifique. Je lui enviais cette douceur dans ses gestes...ils me faisaient penser à ceux de ma mère, cette façon qu'elle avait de remettre ses cheveux en arrière, sa voix apaisante me murmurant sans cesse des mots protecteurs et ses regards affectueux...oui, c'est donc ça qu'il me faisait ressentir... un sentiment de plénitude, une affection.
Je détournais les yeux avec pudeur, alors qu'il m'avait surprit l'examiner, pour regarder droit devant moi donc l'océan noir où se reflétait la lumière intensive de la Lune. Mon c½ur battait si fort ; mais que m'arrivait-il ? Mes mains étaient moites et je sentais mon corps entier sué alors que le froid de ce mois de décembre s'insinuait partout.

___- Parfois...

Il me sortit de mes pensées alors qu'il reprenait avec une voix calme.

___- ...j'aimerai être infiniment grand pour attraper les étoiles...et pouvoir leur raconter de plus près ce que je pense...être plus proche d'elles pour leur soumettre ma mélancolie.

Comment un jeune homme avec un sourire si beau pouvait-il être mélancolique ?

___- ...si tout pouvait être simple...si nous n'avions aucune responsabilité...si nos tourments étaient néant...comme ce soir où seul le ciel est témoin de nos maux...

Ces mots...étaient si...exactes.
Je me retournais pour le regarder de nouveau mais ce que je vis me troubla...ses yeux explorant le ciel débordaient de larmes, son sourire avait disparu. Ses mots étaient la preuve que je n'étais pas le seul dont la vie était dépourvue de sens ou une vie dépourvue de bonheur. Il détourna ses yeux de la nuit noire pour me regarder de nouveau, il fit un léger sourire gêné avant de passer sa main, qu'il avait eut sur son ventre, sur ses yeux humides et les frotter avec douceur.

___- Pardon...je parle trop et souvent pour dire des choses inutiles...dit-il désolé. Des fois, j'ai une âme de poète... rajouta t-il avec un léger rire.

Je souris peut-être un peu trop car il détourna encore les yeux pour observer le large. Je n'arrêtais plus de le dévisager, il était si énigmatique...je voulais comprendre ce que cachait son sourire, ses yeux malicieux...chacun de ses traits...découvrir la personnalité exceptionnelle qui se dissimulait sous ce visage fin et rieur.
Bizarrement, je nous sentais assez similaires...sa manière de s'exprimer...ses mots...une sagesse que je possédais moi-même. Oui, ceci je pouvais le dire de moi, j'étais quelqu'un de posé et de sage...de réfléchi. Pendant quatre années, j'avais eu le temps de penser et d'être avisé du monde.
Même en étant cultivé et mature, je restais ce jeune garçon naïf, inexpérimenté de la vie et lui, tout le contraire...ses yeux étaient cernés exprimant sa fatigue, son visage était marqué par les soucis et sur ses bras je pouvais apercevoir quelques égratignures.
Je suppose que nous sommes arrivés à la même perception du monde mais par deux façons de vivre distinctes...cette manière de voir les étoiles...je pensais être le seul...serait-ce cette autre personne ?
J'ai souvent lu que nous avions un alter ego, pourrait-ce être lui ?

Je me sentais si proche de lui, je voulais à cet instant être encore plus proche, comment ?

# Posté le mardi 07 avril 2009 16:35

Modifié le jeudi 30 avril 2009 13:11